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LE PARCOURS DE VIE DE VINCENT ROELANDT

À 18 ans, Vincent Roelandt veut être vulcanologue ; les volcans le font rêver. Ses enseignants, quant à eux, lui parlent d'une vocation d'ingénieur civil, mais pas son père qui lui dit : « Fais l'économie, c'est toujours bien l'économie » et c'est un peu « par raison » qu'il effectue les deux premières candidatures en Sciences économiques à l'Université Libre de Bruxelles. Il ne rencontre pas de difficultés particulières, mais il réalise que le facteur humain lui manque... À l'entame des licences il bifurque alors vers la psychologie et s'intéresse tout particulièrement à la dynamique de groupe, à la formation comme développement personnel avec ou non une visée thérapeutique, à ce qui influence le comportement des individus... Sa vocation de formateur naîtra là.

En dernière année, il accomplit deux stages en entreprise qui se révèleront déterminants dans son parcours professionnel. Le premier se déroule à

au service de guidance socioprofessionnelle, le second se passe dans une petite asbl du nom de GIF qui a pour objet la formation pour adultes. Sur base de ces deux expériences de terrain, il réalise son mémoire qui porte sur les représentations sociales et les pratiques de traitement du chômage de longue durée.

En 1995, Vincent obtient sa

.

Une opportunité se présente à

, il refuse et accepte une activité à mi-temps comme chercheur à

. Il a en charge avec un collègue : l'étude des attentes des jeunes et leurs modes de participation à la société. Par ailleurs Jacqueline Bailly, alors formatrice au GIF, lui propose d'animer ses premières formations dans le secteur public. Ils travailleront régulièrement ensemble et se retrouveront encore quelques années plus tard...

Entre 1996 et 2000, il prend donc un statut d'indépendant et ses prestations s'enchaînent sans répit à la fois dans le privé et dans le public. Former des gardiens de musée, des ouvriers, des cadres, animer une antenne emploi sont autant d'expériences qui enrichissent ses compétences en tant que formateur. Vincent développe alors très vite ses activités dans la consultance en Ressources Humaines. Il intervient dans des missions de team building (construction d'équipe de travail), dans la gestion d'équipes en difficulté, dans l'élaboration de systèmes d'évaluation... Ses interventions sont concentrées dans des grosses entreprises du secteur métal et quelques administrations publiques. Parallèlement, il prend en charge de plus en plus de missions de recrutement. En 1999, il devient aussi consultant pour SHL et assure de nombreuses missions d'assessment et d'évaluation de potentiel.

En 2000, il réalise son premier audit en RH auprès de l'OCCH et, dans la foulée met au point le SDQ (Social Diagnostic Query), outil d'évaluation de la performance sociale des entreprises et de la satisfaction du personnel.

En 2001, son activité d'indépendant est florissante, mais deux gros clients lui proposent un emploi salarié (SHL et BS Training & Recruitment). Il choisit de prendre le poste de directeur adjoint de l'entreprise BS Training & Recruitment, en vue d'occuper la direction générale un an plus tard. Quelques mois lui suffisent à comprendre que c'est un mauvais choix. L'entreprise est en mauvaise santé. Vincent n'attendra pas sa fermeture pour s'en aller.

C'est l'heure pour lui de faire le point sur ses projets professionnels. Il accepte un mi-temps à  

comme formateur et responsable de l'orientation socioprofessionnelle des stagiaires. Parallèlement, il reprend son statut d'indépendant et devient coordinateur de formation pour le

. Ainsi, à côté de

Proforal, Vincent coordonne de nombreuses formations qualifiantes d'employé commercial interne, d'aide-comptable, de vendeur de flotte automobile et de conseiller technico-commercial. Il assure par ailleurs encore des formations pour l'Institut de Formation de l'Administration, dont un séminaire de bilan de carrière.

À côté de ces activités de terrain, Vincent a toujours gardé un pied dans le milieu académique de l'ULB. De 1998 à 2005, il aura en charge le séminaire de licence de «Travaux pratiques de formation dans les institutions et les organisations» à la faculté des Sciences psychologiques et de l'éducation.

Dernier rebondissement : depuis 2005, Vincent Roelandt est directeur adjoint à plein temps à

PROFORAL. Dans cet organisme d'insertion socioprofessionnelle (OISP) d'alphabétisation et de formation de base, il est responsable des relations de partenariat avec les autres OISP et l'enseignement de promotion sociale, de l'orientation professionnelle des stagiaires et de la coordination pédagogique des équipes de formateurs. Il abandonne toute charge universitaire et remet son numéro de TVA.

Aujourd'hui comme toujours, la formation s'inscrit dans la relation à l'autre.

Vincent Roelandt reste un amoureux de la formation pour adultes. Il reste sensible au changement de l'adulte en formation et au devenir des gens. De son passé d'indépendant, il garde une vision pragmatique de l'évaluation, du rapport étroit entre les moyens mis en oeuvre et les résultats de la formation. « Le dispositif ISP doit lui aussi se montrer pertinent et efficace ».