aller au contenu

Public-cible

Le public-cible des ILDE et EI est celui qui constitue le noyau dur du chômage structurel bruxellois : infra-qualifiés, chômeurs de longue durée, etc.

Définition du public-cible

L’Ordonnance du 18 mars 2004 donne une définition du public-cible sur base de catégories administratives.

Ces travailleurs cibles font partie du personnel d’exécution dans la mesure où ils ne sont pas affectés à une fonction de direction, gestion, administration, encadrement technique ou accompagnement social.

Fragilisé mais avec un énorme potentiel

En janvier 2014, on dénombrait environ 1340 travailleurs public-cible équivalent temps-plein. Bien qu'il s'agisse d'un autre cadre législatif, le public-cible ESI est similaire au public-cible des OISP et une méthodologie des ILDE et EI a été construite pour répondre à leur situation.

Ce public-cible est considéré comme éloigné de l’emploi dans la mesure où il cumule généralement plusieurs difficultés (faible employabilité). Professionnellement, il se caractérise souvent par un niveau de qualification faible et/ou peu d’expérience professionnelle significative. Une absence de reconnaissance de diplômes acquis à l’étranger conduit à considérer certains travailleurs sans emploi comme étant infraqualifiés. Enfin, certains travailleurs ont un niveau de français très faible. Les jeunes sont également présents dans les ILDE et EI.

De plus, certains demandeurs d’emploi font face à des difficultés d’ordre social ou privé qu’il convient de solutionner pour une insertion durable dans le marché du travail. De même ils peuvent être victime de discrimination à l'embauche (voir le site de UNIA). La méthodologie des ILDE et EI prend en compte cet aspect et l’accompagnateur social soutien le public-cible dans la résorption de ces difficultés.

Par ailleurs, les professionnels qui côtoient ces travailleurs au quotidien identifient en eux une forte motivation et des qualités de débrouillardise qui contribuent à leur insertion sociale et professionnelle (voir public-cible des OISP).

Vous désirez engager du personnel ? Découvrez les aides à l'emploi pour les ILDE et EI.

Portrait du public-cible

Je suis arrivé en Belgique en 2008 dans le cadre du rapprochement familial, après 12 ans de carrière en tant qu’instituteur au Sénégal. En arrivant ici, je suis reparti à zéro. La bonne chose est que je savais lire et écrire, j’avais les papiers qu’il fallait, je me suis donc inscrit à Actiris. Mais étant donné que mon pays dispose d’un système scolaire différent du système belge, mes diplômes, mes compétences, mon savoir-faire sont remis à zéro ! Pendant des mois, presque deux ans, je me suis posé la question « Que pourrai-je faire ? » sachant que la seule chose que je savais faire était de donner cours aux enfants. J’ai repris des études en communication, j’ai fait deux ans en médiation familiale via la promotion sociale. A la fin de mes études, j’ai divorcé. Il y avait donc un choix à faire : réaliser mon travail de fin d’étude ou bien chercher du travail. Je venais de terminer mon contrat de 4 mois comme éducateur-surveillant ; je n’avais donc plus de boulot.

Je me suis rapproché du CPAS de Berchem Sainte Agathe où je venais de déménager. J’avais un contrat que j’avais honoré, il fallait chercher activement du boulot. Je cherchais tout mais pas n’importe quoi ! Mon assistante sociale était très contente de moi car à chaque fois que j’avais un entretien, j’avais avec moi des CV. Elle comprenait que j’avais vraiment envie de travailler, j’ai toujours travaillé. Mais je lui ai dit que je ne voulais pas travailler dans un bureau, ni dans un resto ni balayer les rues mais que je voulais faire un boulot pour lequel j’avais des qualifications et des compétences.

Kémo Kéïta, de la Chôm'hier