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EVOLUTION DU DISPOSITIF DE VALIDATION DES COMPETENCES

La FeBISP suit de près le dispositif de Validation des compétences afin d'estimer l'intérêt potentiel de ce dispositif pour le public en insertion socioprofessionnelle (ISP).

Le

a pour mission de contribuer au développement d'une société juste et équitable en permettant la participation du plus grand nombre à la société de la connaissance.

Faire passer aux candidats des épreuves qui passent par la mise en situation pratique est un choix coûteux et lourd tant en matière d'infrastructure logistique qu'en ressources humaines. Malgré les difficultés que cela peut engendrer, cela doit rester une priorité. Seul ce mode d'évaluation est accessible au public le moins qualifié et/ou qui maîtrise le moins le français oral et écrit. Le public ne doit pas être jugé sur sa capacité à exprimer la compétence mais à la mettre en oeuvre.

HISTORIQUE DU GROUPE DE TRAVAIL VALIDATION DES COMPETENCES

Dès 2000, les OISP entreprennent un travail de fond sur la question de la « validation des compétences ». Un groupe de travail interne est constitué pour se prononcer à la fois institutionnellement et pédagogiquement sur la question.

Après un travail de recherche auprès de spécialistes européens de la question, notamment Danielle Colardyn et Jens Bjornavold, de documentation conséquent, la première phase consiste à rencontrer chaque opérateur membre du groupe pour situer ses objectifs par rapport à la validation des compétences.

Le groupe produit une note de travail institutionnelle intermédiaire, contribuant au débat sur la question et la diffuse auprès des décideurs politiques, des membres de la FeBISP, des autres acteurs potentiellement intéressés (ORBEm, Bruxelles Formation, CEF, CEFA) tant à Bruxelles qu'en Wallonnie.

La question est posée à la fois de manière globale (c'est-à-dire hors contexte Insertion SocioProfessionnelle) et particulière (la validation des compétences dans l'ISP, à Bruxelles). Une journée de formation pour les travailleurs des OISP qui porte sur ce thème est également programmée.

En 2001, dix-neuf opérateurs participent au groupe de travail (GT) « Validation des Compétences ». Le GT poursuit son analyse à partir d'une bibliographie dense (référents pédagogiques, textes publics, articles). Ensuite, les membres confrontent leurs acquis théoriques à leur pratique. Ainsi fin 2001, le groupe aborde de manière pratique le concept de compétences et

par des exercices pratiques. Les OISP font une analyse du langage utilisé par le Consortium. L'ensemble des membres de la FeBISP sont informés de l'évolution de la question via le mensuel L'insertion et prennent position en assemblée générale.

Les interventions de M. Alain Kock à «Midi de la FeBISP » et de M. Marc Thommès  à la Commission zonale nord-est, invités comme personnes ressources alimentent la réflexion du groupe.

En 2003, les OISP formulent leurs positions dans une seconde note d'orientation sur base de l'avant-projet de décret portant assentiment à l'accord de coopération du 24 juillet, relatif à la validation des compétences dans le champ de la formation professionnelle continue, conclu entre la Communauté française, la Région wallonne et la Commission communautaire française.

La « Note d'orientation de la FeBISP dans la mise en place du dispositif de validation des compétences » reçoit l'aval de l'assemblée générale de juin 2002 et est mise à l'ordre du jour de la

Les OISP traduisent leur inquiétude de voir le dispositif s'engouffrer dans un nivellement par le haut au détriment d'un public faiblement qualifié.

LES PRINCIPES DEFENDUS PAR LES OISP

La mission confiée aux OISP par la COCOF « d'accroître les chances des demandeurs d'emploi inoccupés et peu qualifiés de trouver ou de retrouver du travail dans le cadre des dispositifs coordonnés d'insertion socioprofessionnelle » trouve son prolongement dans le projet du Consortium dont « la finalité est de contribuer à une société plus juste et plus équitable en permettant la participation du plus grand nombre à la société de la connaissance ».

Dans la perspective d'une égalité pour tous, il est évident que le mode de validation doit non seulement s'adapter au profil particulier du public ISP, mais aussi à différents niveaux de compétences. Toute compétence devrait se définir en autant de « socles » intermédiaires ou transversaux et les compétences relatives aux métiers moins qualifiés devraient correspondre à des qualifications intermédiaires.

La formation professionnelle a pour exigence de s'adapter aux évolutions des métiers et des besoins du marché de l'emploi.  Les OISP plaident pour que soient pris en compte non seulement le modèle professionnel basé sur des référentiels de métier, mais aussi le modèle fonctionnel qui observe davantage l'évolution des fonctions sur le marché du travail.

POUR EN SAVOIR PLUS...

  • INSERTION N°21 JUILLET-AOUT 2001 "Zoom sur la validation des compétences"
  • INSERTION N°14 DECEMBRE 2000 "Les Key Skills au c?ur de la démarche de validation nationale N.V.Q. en Grande-Bretagne" "Reconnaître et certifier les compétences. Compte-rendu du colloque international organisé à Anvers les 7 & 8 /12/2000"