JOURNEE SENSIBILISATION : LES LOGICIELS LIBRES PARCE QU'ILS SONT MOINS CHERS, OUI, MAIS SURTOUT PARCE QU'ILS SONT PLUS PERFORMANTS ! (2003)
Le 26 septembre 2003 après-midi avait lieu à FIJ Saint-Gilles une séance de sensibilisation aux logiciels libres . Cette séance était organisée dans le cadre du groupe de travail « TIC » de la FeBISP, à destination de ses membres. Merci à Pierre, Blanche, Daniel, Gilles, Yves...
LE CADRE DE TRAVAIL

Partenaire depuis deux ans du projet ESNET de l'asbl Res-e-net, la FeBISP a, dans ce cadre, entamé une réflexion sur le problème de la fracture numérique qui frappe les individus mais aussi le monde associatif, souvent sous-équipé si on le compare au secteur marchand.
Le postulat du groupe de travail qui a mis sur pied cette après-midi de sensibilisation est le suivant : les associations membres de la FeBISP manquent globalement de moyens pour tirer un maximum de profit de l'informatique car :
- les solutions commerciales sont diverses et il est difficile d'opérer des choix en connaissance de cause ;
- les choix posés à un moment donné peuvent être parfois remis en question lors d'évolutions futures et il est souvent difficile de faire machine arrière sans remettre en cause le travail déjà fait ;
- les logiciels commerciaux coûtent cher ;
- pirater expose à des dangers ;
- l'évolution constante des systèmes d'exploitation « propriétaires » type Windows, MacOS, pousse à renouveler les équipements matériels fréquemment (processeurs, cartes mères et graphiques)...
UN INTERET CERTAIN
Il n'a pas été difficile de remplir les 20 places de la salle informatique que FIJ avait aimablement mise à notre disposition. L'idée de cette séance était de plonger directement les participants dans l'univers des logiciels libres en leur demandant de réaliser un exercice pratique.
Pour réaliser cet exercice : 15 PC, tous en réseau et tournant sous Linux (distribution SuSe), l'environnement graphique KDE (
http://www.kde.org/fr/index.php
), ainsi que la suite OpenOffice (
http://fr.openoffice.org/
). Cette suite est assez complète (elle comprend entre autres un module de dessin, un module pour les formules mathématiques, un système de gestion de bases de données, un module de présentation de documents?) mais lors de l'exercice, nous n'avons expérimenté que le module de traitement de texte (baptisé « Writer ») et le module tableur (Calc).
Les participants ont également appris à utiliser le logiciel de navigation Internet fourni avec l'environnement KDE, soit Konqueror, qu'il fallait utiliser pour récupérer une image à traiter à l'aide du logiciel graphique «The Gimp» (
http://www.gimp-fr.org/news.php
).
IMMERSION DIRECTE DANS CE NOUVEL UNIVERS
L'exercice était simple et consistait à écrire un courrier en y intégrant une image (obtenue sur Internet et redimensionnée à l'aide du logiciel libre "The Gimp"), un tableau de statistiques et un graphique relatif à ce tableau réalisé en séance à l'aide du tableur "Calc". Il est utile de noter que les fichiers de base de l'exercice (le brouillon de lettre où de nouveaux éléments étaient à insérer) avaient été préparés à la FeBISP à l'aide de logiciels commerciaux classiques (Office de Microsoft pour ne pas le citer) et qu'ils se sont ouvert sans problème avec la suite "OpenOffice" ; cependant, l'apparence du document « Word » ouvert avec "Writer"était sensiblement modifiée (en ce qui concerne la police, principalement).
Tout le monde s'est lancé dans l'exercice sans filet; bien qu'il y ait eu dans la salle de nombreuses personnes qualifiées en informatique, aucune d'entre elle n'avait une maîtrise préalable d'OpenOffice et The Gimp.
UN BILAN A CHAUD DE L'EXPERIENCE
Evidemment, il n'a pas été possible en l'heure et demie de temps consacrée à l'exercice, d'explorer à fond toutes les possibilités des différents programmes. Certaines personnes se sont acquittées de l'exercice plus facilement que d'autres, mais dans l'ensemble, les problèmes rencontrés étaient la plupart du temps liés à une méconnaissance de la structure du réseau informatique et de l'emplacement des programmes et fichiers.
En ce qui concerne les commandes propres à ces programmes, elles ressemblent beaucoup à celles des programmes commerciaux classiques, même si l'organisation des menus et sous-menus n'est pas similaire.
APRES L'IMMERSION PRATIQUE, UN PEU DE THEORIE
Gilles Hutereau, du collectif Alpha et Daniel Aronovitch, ont ensuite respectivemetn abordé l'historique du mouvement "logiciel libre et ses principes caractéristique, et les aspects pratiques de la migration vers le libre.
LA "UNIX-WAR"
Cette partie historique et le glossaire sont largement inspirés de l'article "Souffle de liberté dans la bulle logicielle", in "RDT info", magazine de la recherche européenne n°38, juillet 2003 p.33. Il est accessible en ligne en cliquant ICI:
En 1985, Lorsque Richard Stallman fonde la Free Software Fondation (FSF), Unix est le système d'exploitation standard dans toute l'informatique de moyenne et de grande puissance (les PC, Personnal computer, sont encore assez peu répandus à cette époque). Ce qui explique cette omniprésence de Unix, ce sont les remarquables fonctionnalités de ses versions successives, leur capacité à s'intégrer à tous les hardware et à interconnecter différentes machines, leur accessibilité "évolutive" permettant des progrès permanents.
En 1984, AT&T, compagnie largement impliquée dans le développement de UNIX, décide d'en exploiter les droits commerciaux. A cette époque, Richard Stallman, informaticien au MIT (Massachusetts Institute of Technology), formule l'ambitieux projet de développer des "suites informatique libres" fonctionnant sous Unix.
La FSF proclame les quatre commandements des libertés fondamentales réclamées par les tenants d'un véritable marché libre du logiciel : le droit d'utilisation d'un programme informatique dans n'importe quel but; celui de connaître son fonctionnement (ce qui implique d'avoir accès à son "code source", l'écriture même du programme), afin de l'adapter à ses besoins; celui de pouvoir en redistribuer des copies; et celui de l'améliorer et de rendre publiques les modifications afin que tous en profitent. L'originalité et la dynamique de cette démarche reposent sur le fait que ce sont les utilisateurs qui prennent en main l'essor informatique, selon un mode coopératif.
N.B. : Certains ne sont pas d'accord avec cette interprétation du terme "free". Pour ces derniers, le terme «free» se réfère au hardware. Unix est un système d'exploitation "libre du hardware". Il est capable de tourner tant sur du matériel Intel, que Macintosh, Sun, HP, IBM, Silicone Graphics, etc. Ce qui n'est pas le cas de Windows, par exemple. C'est ça cela que signifie le "free" en question.
LINUX ET SON LINUX
En 1991, le CSRG (Computer Systems Research Group) de l'Université de Berkeley commence à diffuser Network Release, une sorte de premier "clone libre" du système Unix dans lequel tous les éléments de programme ont été réécrits et échappent aux droits que possède AT&T. Après quelques avatars judiciaires, AT&T jette l'éponge. Dorénavant, l'accès aux fonctionnalités de cette filière logicielle majeure entre dans l'espace "libéré".
Parallèlement, cette même année, un jeune homme modeste et génial nommé Linus Torvald, étudiant (puis employé) de l'université d'Helsinki, annonce la mise au point de la première version de Linux. Ce nouveau système d'exploitation entièrement original, propose des fonctionnalités aussi poussées que Unix, et présentent, en outre, l'intérêt de pouvoir fonctionner sur PC. Pour les fondateurs de FSF, le lancement de Linux constitue une véritable victoire, car Torvald, totalement acquis aux principes du free movement, diffuse son système dans le cadre du GNU-GPL (General Public Licence). Le succès de Linux, aujourd'hui operating system mondialement reconnu et largement utilisé, en particulier dans le monde scientifique, n'a par la suite cessé de se confirmer
L'INFLUENCE DES MILIEUX DE LA RECHERCHE
Si, dans les années 80, le Free software movement est parti de milieux intellectuels américains marqués par une certaine tendance "libertaire - contestataire", les milieux les plus sérieux de la recherche mondiale en ont rapidement saisi l'intérêt et en épousent aujourd'hui largement la cause.
Pourquoi ce ralliement, devenu de plus en plus "militant" ?
Tout d'abord pour des raisons simplement économiques; les logiciels libres sont, si pas gratuits, peu onéreux. Mais aux considérations économiques s'ajoute un argument technique : la possibilité d'adapter ces outils aux besoins, parfois très spécifiques, de certaines professions qui ne trouvent pas toujours auprès des « constructeurs logiciels » des solutions sur mesure à des prix abordables.
Le mouvement a tellement bien pris corps qu'il en arrive rapidement, à l'instar des pratiques en usage dans le monde des applications propriétaires, à se doter de "licences" accompagnant les "objets informatiquement libres", qui précisent clairement l'usage de quatre grandes libertés originelles.
LE GLOSSAIRE DU LIBRE

Libre ou ouvert : Le terme free, qui signifie à la fois libre et gratuit en anglais, a progressivement été concurrencé dans cette langue ? sauf par la FSF qui tient à ses résonances philosophico-politiques ? au profit de l'appellation Open source, promue par l'OSI. Il n'y a guère de différence technique : les licences accompagnant désormais ces programmes ouverts accordent les quatre libertés fondamentales.
Notons cependant qu'un logiciel libre ou ouvert n'est pas forcément gratuit, même si c'est en général le cas. En tout état de cause, les distributeurs de logiciels emballés peuvent faire payer le prix du support matériel et de sa distribution sans enfreindre la licence.
Copyleft : La licence GNU-GPL, une des plus utilisées, comprend une contrainte supplémentaire : le copyleft qui oblige quiconque redistribue le logiciel, modifié ou non, à accorder les mêmes libertés. Il s'agit d'éviter que quelqu'un modifie le logiciel (ou l'inclue dans un autre) puis le protège.
Logiciel propriétaire : Par opposition, les logiciels propriétaires ne sont ni libres ni semi-libres explique succinctement la FSF? Cela signifie qu'au moins une des libertés fondamentales n'est pas accordée. En général, il est interdit de les copier, de les redistribuer et de les modifier, et on n'a pas accès au code source.
Freeware : Il ne faut pas non plus confondre logiciel libre avec freeware, un logiciel en général propriétaire dont la redistribution est autorisée, mais pas la modification (le code source n'est pas disponible).
Domaine public : Enfin, un logiciel appartenant au domaine public n'est pas protégé par le droit d'auteur. Si le code source est disponible, il est équivalent à un logiciel libre mais non copylefté : on peut en créer une version modifiée et en faire un logiciel propriétaire.
Distribution : Version de Linux prête à l'installation. Une distribution comprend le noyau Linux, un ensemble de paquetages, des utilitaires de configuration... SuSe (l'européenne), RedHat et Mandrake sont les distributions les plus populaires.
BREVETER LES LOGICIELS?

Repris de GnuLinews n°1 = rentrée 2002
Le 20 Février dernier, un projet de Directive Européenne met le feu aux poudres. Il s'inscrit dans une longue lignée de tentatives, par quelques lobbies et une poignée de multinationales du logiciel, d'amener l'Europe à renoncer au modèle de protection juridique des logiciels par le Droit d'Auteur, pour y substituer le Brevet.
En Europe, la Convention de Munich, ainsi que les accords sur les Aspects des Droits de Propriété Intellectuelle qui touchent au Commerce (ADPIC ou TRIPS en anglais) précisent que les logiciels sont soumis au régime du Droit d'Auteur et non pas à celui des Brevets d'Invention.
Malgré ces textes, l'Office Européen des Brevets, enregistre des milliers de brevets logiciels. Il apparaît d'ailleurs que ces dépôts sont, pour 90% des brevets ayant trait à Internet, d'origine Américaine et Japonaise. Ces pays ayant récemment décidé d'étendre le champ de la brevetabilité aux procédures intellectuelles et algorithmes... Il s'agit, après avoir "acheté" les idées disponibles, d'empêcher tout autre personne d'en exploiter de nouvelles...
Le 24 septembre dernier, les eurodéputés ont finalement largement amendé, en séance plénière, le projet de directive déposé par la Commission européenne, à propos de la brevetabilité des logiciels. Plusieurs amendements adoptés excluent les programmes informatiques du champ d'application de la directive, ce qui a pour effet de neutraliser ce texte. La Commission doit maintenant examiner le contenu des amendements et livrer ses commentaires au Conseil européen, lequel transmettra ensuite une nouvelle version du texte au parlement européen. Il conviendra alors de vérifier que le Conseil aura effectivement tenu compte des souhaits du parlement européen.
Le texte révisé a été adopté par 361 voix pour (157 voix contre et 28 abstentions) et a bénéficié du soutien de l'ensemble des socialistes, au départ très divisés sur ce projet. Les groupes des Verts et de la Gauche Unie ont, quant à eux, voté "contre", estimant que, même amendée, la proposition de directive demeurait un "cheval de Troie pour introduire les brevets logiciels dans l'Union européenne".
EN GENERAL, L'ETHIQUE S'EFFACE LA OU COMMENCE L'EFFORT...

Après ce rappel historique des sources du mouvement du logiciel libre, et des récentes évolutions de ce concept par Gilles Hutereau, c'était au tour de Daniel Aronovitch de nous livrer quelques conseils pour un passage réussi des logiciels "propriétaires" vers les logiciels libres dans nos associations.
On peut se révolter contre l'attitude des grands groupes informatiques qui constituent des quasi-monopoles et maintiennent captive leur clientèle en lui imposant sans cesse de nouvelles versions prétendûment plus puissantes, avec lesquelles les anciennes ne parviennent plus à communiquer, obligeant ainsi les utilisateurs à un renouvellement fréquent du matériel. Mais comme le dit ironiquement Daniel Aronovitch d'Esnet "en général, l'éthique s'efface là où commence l'effort?" ce qui signifie que le choix d'un logiciel, surtout dans le cadre professionnel, doit être guidé par le souci de l'efficacité avant toute chose.
Et sur ce plan, les logiciels libres, font, semble-t-il, merveille?
Linux, en particulier, est un système d'exploitation fiable et puissant. Pour se le procurer, il est possible de l'acquérir à prix modique sous forme de "distribution" (Mandrake, Suse, RedHat, Debian, Gentoo, Slackware?) dans un magasin d'informatique quelconque (et dans ce cas, c'est avant tout la documentation papier que l'on paie).
Ou bien, si l'on dispose d'un graveur de CD, on peut le télédécharger sur Internet pour ensuite l'installer sur sa machine. Dans ce cas, tout est gratuit.
Linux est également, aux dires du moins des "spécialistes" présents, beaucoup plus facile à installer qu'auparavant, car ses différentes distributions proposent aux utilisateurs une interface de type "Install wizard" tout à fait conviviale. Il est possible enfin de partitionner son disque dur pour conserver le système d'exploitation Windows par exemple tout en "testant" Linux. Il est ainsi toujours possible de revenir en arrière si l'on n'est pas satisfait, ou encore utiliser les deux environnements alternativement en fonction des besoins.
En réseau également, les logiciels libres (type Apache) sont intéressants à utiliser, et très stables. Le niveau de sécurité qu'ils offrent au regard d'éventuelles attaques externes est également élevé.
Avantage supplémentaire dans le cas d'une utilisation en réseau, c'est que l'entreprise ne doit disposer que d'un seul ordinateur puissant à partir duquel sont distribués les différents programmes. Les utilisateurs se servent de leur machine comme de simples terminaux. Le parc informatique peut alors être constitué d'ordinateurs déclassés, peu puissants au regard des normes actuelles. Les utilisateurs ne s'en rendent pas compte puisque seule la puissance du serveur a de l'importance. Cette formule peut permettre à des associations de taille moyenne ou grande de réaliser des économies importantes sur les coûts logiciels mais aussi matériels. Cette solution réduit aussi de manière importante les coûts de maintenance.
En ce qui concerne les périphériques (imprimantes, scanners?), il faut savoir qu'un certain nombre d'entre eux ne seront pas adaptables sur un réseau configuré en libre. Néanmoins, on trouve sur Internet des pilotes adaptés à la plupart des périphériques de marques connues, ce qui permet de les utiliser dans un réseau tournant sous Linux.
Quant aux CD-Rom multimédia, ils ne sont toujours pas conçus pour être utilisés avec des ordinateurs configurés open source, c'est pourquoi, dans tous les cas Daniel Aronovitch préconise de conserver un ordinateur configuré à partir de logiciels propriétaires type Windows, qui peut tout aussi bien s'intégrer au reste du réseau libre grâce à un logiciel serveurs comme Samba par exemple.
Une autre solution pratique pour tester Linux sans l'installer consiste à redémarrer son ordinateur à partir d'un CD spécial comme Knoppix ou SuSe.
De l'avis de Daniel Aronovitch toujours, le grand intérêt des logiciels libres réside dans le grand degré de professionnalisme qu'ils atteignent: conçus par des passionnés d'une question (graphisme, mathématiques?) et non par des généralistes soucieux d'aboutir à des produits standard commercialisables auprès du plus grand nombre, les logiciels libres offrent des solutions bien mieux adaptées aux besoins des professionnels.
DES LOGICIES LIBRES POUR LE SECTEUR DE L'ISP BRUXELLOIS ?

Le dépouillement des questionnaires d'évaluation de la séance de sensibilisation aux logiciels libres du 26 septembre dernier tend à montrer qu'en majorité les participants étaient satisfaits de cette entrée en matières, même si bien entendu, il leur en faudrait beaucoup plus pour réellement se sentir à l'aise avec cet univers auquel ils ne sont pas familiers pour la plupart. Les participants semblent surtout sensibles aux questions idéologiques ou éthiques et citent majoritairement cette raison pour justifier un éventuel passage aux logiciels libres ; certains pensent néanmoins que c'est l'avenir et que ces solutions sont plus sûres et fiables.
La plupart envisagent de passer au libre, mais davantage à tire privé, d'une part parce que les décisions concernant les équipements ne dépendent pas (uniquement) d'eux mais aussi parce qu'ils craignent que les coûts de formation de personnel soient importants.
Certains enfin sont réticents à former les stagiaires à l'utilisation des logiciels libres, car ceux-ci leur semblent encore d'une utilisation marginale dans les entreprises "qui engagent".
Certains participants ont cependant souligné en séance que l'important à leurs yeux était d'apprendre aux stagiaires à utiliser les logiciels en général et non tel ou tel logiciel en particulier : qu'en somme, apprendre à apprendre doit être la mission de l'ISP en bureautique comme dans d'autres domaines.
Les logiciels libres font partie d'un univers encore largement méconnu des non informaticiens, et ils fleurissent et se développent tous les jours. Il faudra donc que d'une manière ou d'une autre, des structures associatives ou commerciales de soutien aux utilisateurs voient le jour, se développent et organisent la diffusion de l'information et la formation des utilisateurs. Vous trouverez en fin de ce document une liste (non exhaustive) d'un certain nombre d'entre elles.
LINUX ET SON INTEGRATION DANS UN VIEUX PC
Cet extrait est repris du site : http://www.chez.com/vieuxpc/linux.html
L'architecture de Linux est basée sur un « noyau » (ou kernel en anglais). Celui-ci gère les différents systèmes de fichiers (la façon dont les informations sont écrites sur le disque), exécute les programmes etc... il est primordial et sans lui votre PC ne marcherait pas. Ce noyau a été développé par Linus Torvald (et l'est encore aujourd'hui) sur un 386. Ce qui explique qu'il s'adapte bien aux vieux environnements matériels, il y a même différentes versions du noyau en fonction des différents types de processeur (386, 486, Pentium). C'est aussi de lui que provient la stabilité mythique de cet OS, en effet des milliers de programmeurs le mettent à jour et le corrigent bénévolement. Il fonctionne au minimum sur un 386 2 Mo de RAM et 10 Mo d'espace disque. Malheureusement il n'y aura que le noyau sur votre pc, ce qui ne sert pas a grand chose s'il n'est pas en réseau de type "serveur de programmes" (v. ci-dessus).
Xwindow, c'est l'interface graphique de linux. C'est grâce a elle que vous verrez apparaître des petites icônes sur votre bureau, comme sous Windows (avec un « s » :-). Cette interface graphique gère les clics de souris et les transforme en commandes pour le noyau. Ainsi pour démarrer une application, on cliquera sur la grosse icône au lieu de taper son nom. Cet interface gère aussi l'affichage SVGA, ce qui permettra à Linux d'être plus convivial et de disposer de programmes graphiques. Mais voilà cette belle interface se révèle très gourmande en ressources. Elle a en effet besoin de beaucoup de mémoire (8 Mo sont un minimum) et vous fait patienter longtemps sur un 486. Il devient alors difficile de le conseiller a un très vieil ordinateur...
EN PRATIQUE
BXLOG
st l?association bruxelloise des utilisateurs Linux ; cette association organise régulièrement des "Install Party" (sortes de forums où les amateurs apportent leurs propres ordinateurs et s?initient aux charmes de l?installation logicielle; ces rencontres permettent en outre de collecter des informations auprès d?utilisateurs avertis en matière de logiciels libres).
AFUL
association francophone des utilisateurs de linux et des logiciels libres. L'AFUL est une association dont l'objectif principal est depromouvoir, directement ou indirectement, les logiciels libres et en particulier les systèmes d'exploitation libres, principalement ceux basés sur les normes POSIX ou dérivées, dont le plus connu est le système Linux muni de l'environnement GNU.
Contact: AFUL
52 Bd Jeanne d'Arc
02200 Soissons
France
SITES PRATIQUES
POUR EN SAVOIR PLUS
Un peu d'éthique dans les TIC (201KB)Actes des quatre ateliers organisés en mars 2002 par la FeBISP, Esnet et Banlieues asbl
L'insertion 27 - février 2002 - page 4 (708KB)analyse des offres d'emploi liées aus technologies de L?information et la communication au travers des offres d'Actiris et du journal "Le Soir".