CONFERENCE-DEBAT PREELECTORALE
Le 13 mai dernier, Olivia P'Tito (PS), Serge de Patoul (MR), Hamza Fassi-Fihri (cdH) et Christos Doulkeridis (ECOLO) répondaient aux questions de la FeBISP. L'objectif était d'en savoir un peu plus sur la position des différents partis par rapport aux grandes revendications de la FeBISP (reprises dans le Memorandum). Objectif atteint ? A vous d'en juger ! En tous les cas, ces deux heures de discussions plutôt conviviales permettent sans doute de mieux percevoir ce que le secteur de l'insertion peut espérer de la prochaine législature.
En bref, ce qu'on peut en retenir :
Premier constat, tous les partis sont favorables à une augmentation de l'offre de formation en insertion socioprofessionnelle, ce qu'on salue évidemment... Cependant, seul le PS fixe un objectif chiffré et les pistes proposées par les différents partis pour réaliser cette augmentation se cantonnent souvent à une meilleure coordination des acteurs. Pourtant, un réel accroissement de l'offre de formation ne fera pas l'économie d'une augmentation du budget qui lui est alloué.
Même si on sent que tous les partis considèrent, avec des nuances, que la politique d'activation comporte des faiblesses, aucun ne la remet vraiment en question. On notera néanmoins la volonté de la plupart des candidats de faire en sorte que le CPP (Contrat de Projet Professionnel) protège réellement les demandeurs d'emploi en formation par rapport à la procédure d'activation... ce qui rencontre les attentes de la FeBISP dans une certaine mesure.

Aucun des participants n'a pu donner de réponses réellement satisfaisantes par rapport aux problématiques du poids administratif que le secteur doit supporter et du différentiel croissant entre le coût réel des travailleurs et le montant des financements... On épinglera néanmoins l'idée de Christos Doulkeridis (ECOLO) d'inscrire la simplification administrative dans l'accord de gouvernement et d'organiser une table ronde sur la question ou la suggestion, émise par la plupart des participants, de voir les pouvoirs publics se baser sur les documents comptables publiés par les ASBL lors du contrôle des dépenses de ces dernières.
Tous les partis s'accordent sur la nécessité d'une évaluation de l'Ordonnance du 18 mars 2004 sur l'économie sociale mais la volonté de la réformer varie selon les formations. A ce niveau, c'est probablement du côté du cdH que la volonté de réforme semble la plus marquée. En tous les cas, que ce soit pour évaluer ou réformer l'Ordonnance, il faudra impérativement que le secteur soit associé. Au niveau budgétaire, même si les candidats semblent s'accorder sur la nécessité de soutenir le secteur, on peut regretter l'absence d'engagement chiffré.

Compte rendu synthétique de la conférence-débat (842KB)