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LES OPERATEURS D'ALPHABETISATION SE REUNISSENT EN GROUPE DE TRAVAIL (GT)

La FeBISP réunit ses membres à leur demande et suite à un accord de l'assemblée générale.  Les opérateurs organisant des actions d'alphabétisation débattent de thématiques spécifiques liées à ce type d'action.

LES ENJEUX DE L'ALPHABETISATION POUR LES OISP

En choisissant dans le dispositif ISP une formation d'alphabétisation, le public illettré témoigne de sa volonté à rentrer dans la vie active. Même si ce public ne maîtrise pas le français, cela ne diminue pas son urgence à trouver un emploi. Dans l'optique d'insertion professionnelle, les OISP insistent sur le besoin de faire, déjà à ce niveau de formation, le lien entre la formation et l'emploi.

Le décret du 27/04/2005, Art. 5. § § 5 précise que :

"L'alphabétisation vise les personnes qui ne maîtrisent pas la lecture et l'écriture dans leur langue maternelle et qui ne sont pas détentrices, au début de l'activité, du certificat d'étude de base décerné par le Ministère de l'Education ou de tout autre diplôme équivalent."

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LES OISP SOUHAITENT DOUBLER LA DUREE DE LEURS ACTIONS D'ALPHABETISATION

En 1999, la révision des préprogrammes des OISP par la Délégation régionale interministérielle aux solidarité urbaines (DRISU) pousse les OISP à formuler leurs attentes.

A l'époque, les opérateurs constatent qu'il est tout bonnement impossible d'apprendre à lire et à écrire en 400 heures comme le prévoyait l'ORBEm (ACTIRIS) dans ses préprogrammes. Le GT propose que Bruxelles Formation octroie à chaque OISP un crédit de 800h modulables. Chaque OISP organiserait son programme de formation en fonction de ses priorités de contenus ou de modes pédagogiques. Ce volume semble plus adapté pour prendre en compte les objectifs de l'ISP (visant l'acquisition de compétences pour accéder au marché de l'emploi ou à d'autres formations).

En effet, une réadaptation du volume horaire des actions d'alphabétisation est requise au vu des pratiques des OISP :

  • Une prise en compte des caractéristiques du public ;
  • Des activités visant l'insertion sociale et professionnelle dont l'éducation permanente et la citoyenneté.

Parallèlement à cette révision du volume horaire, le groupe de travail réfléchit au volet de la guidance. Ce volet devrait lui aussi être réadapté au prorata des heures de formation. L'ORBEm (ACTIRIS) devrait ajuster les montants du subventionnement de la guidance qui s'effectue selon trois moments-clefs dans le processus de formation (lors de l'accueil, en cours de formation et en fin de processus). Ces trois moments sont détaillés dans la note de travail finale avalisée par l'assemblée générale de la FeBISP en date du 6 septembre 1999.

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EN 2006, LES ACTIONS D'ALPHABETISATION : TOUJOURS INCONTOURNABLES DANS LE DISPOSITIF ISP

L'action d'alphabétisation est avant tout un moyen d'insertion socioprofessionnelle qui vise également l'emploi. L'insertion socioprofessionnelle nécessite des outils spécifiques d'accompagnement (suivi-psychosocial, guidance, techniques de recherche d'emploi). Par ailleurs, elle est menée dans une démarche d'éducation permanente ; ce qui a pour effet de faciliter l'insertion sociale des personnes.

BRUXELLES FORMATION DEMANDE D'UTILISER DES TESTS DE POSITIONNEMENT POUR CIBLER LES NIVEAUX DE PREREQUIS DES CANDIDATS STAGIAIRES

Jusqu'en 2006, les OISP utilisaient leurs propres outils pour évaluer les niveaux de prérequis des candidats stagiaires à l'entrée en formation. Les critères de sélection prenant en compte de nombreux autres éléments tels que la motivation, le projet de la personne.

En 2006, les OISP, opérateurs d'alphabétisation réaffirment la nécessité de l'action d'alphabétisation dans le dispositif d'insertion socioprofessionnelle. Ils clarifient ses spécificités et son articulation ou non avec la formation de base.

Les OISP refusent tout système linéaire de formation ne respectant pas les rythmes individuels d'apprentissage.

En 2006, Bruxelles Formation leur demande d'utiliser des tests de postionnement de manière à constituer leurs groupes de formation. Or, ces tests, conçus dans la

visent pour les OISP à estimer le niveau individuel (en lecture et en écriture du français) de chaque stagiaire et sa progression ; ils ne visent pas à homogénéÏser le profil de leurs groupes. D'autant plus que les OISP réunissent les stagiaires dans différents groupes selon des niveaux variables de prérequis (un stagiaire fort en français oral peut être faible en calcul et inversément).

Pour les OISP, les tests ne servent pas à rigidifier le dispositif autour de filières « obligatoires ». Ils permettent de construire des parcours différenciés où le candidat/stagiaire entre dans le dispositif ISP au niveau le plus adéquat par rapport à son profil.

LA FeBISP ET LEE BRUXELLES SE CONCERTENT SUR L'EVOLUTION DES ACTIONS D'ALPHABETISATION

A partir de 2006, Lire-et-Ecrire Bruxelles et la FeBISP collaborent pour augmenter la coordination des suivis pédagogique et institutionnel.

LEE et la FeBISP se reconnaissent réciproquement leur expertise et leur mandat. Le premier comme expert en matière d'alphabétisation des adultes, le second comme porte-parole institutionnel de ses membres, opérateurs d'alphabétisation.  En 2006, ils concluent au besoin  de se coordonner là où le pédagogique et l'institutionnel se rejoignent et de dialoguer conjointement avec les partenaires associatifs.

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