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SOMMAIRE DE L'INSERTION 127

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Que toutes celles et ceux qui ont l’impression de vivre dans un film lèvent la main. Mais attention, pas n’importe quel film. Depuis plus d’un an, on vit toutes et tous comme Phil Connors, interprété par Bill Murray dans « Un jour sans fin », condamné sans raison apparente à revivre incessamment la même journée : le jour de la marmotte.

Nous aussi on attend depuis mars 2020 que la marmotte se montre, pendant que les jours se suivent et ... se ressemblent. Un peu trop. Pic des contaminations, confinement, déconfinement et ainsi de suite. Répétez deux fois encore et vous arriverez où nous en sommes aujourd’hui. Ceci dit, il ne faut pas perdre espoir pour autant, car les films peuvent nous apprendre à tirer des leçons. En effet, dans les films d’horreur, on sait qu’il ne faut surtout pas spliter le groupe en deux et surtout, ô surtout, ne jamais être seul.e, car ça ne finit jamais bien. Les films policiers nous montrent que le coupable, c’est souvent le personnage qui était un peu trop proche de l’enquêteur. Et les films où le ou la protagoniste est coincé.e dans le temps alors ? Revivre sans cesse la même journée les mènent au final à atteindre la journée parfaite.

Est-ce donc ça ce que nous devrions faire alors ? Tenter de découvrir les petits défauts qui jalonnent notre quotidien pour au final atteindre la -presque- perfection ? La perspective a le mérite d’être belle et noble. Les équipes de nos membres se démènent de confinement en confinement pour mener à bien leurs projets et, surtout, les stagiaires au bout de leur formation.
Cependant, contraints au « jour de la marmotte », dans la réalité, le temps passe, la situation socioéconomique s’effrite jour après jour. Nous plongeant dans de plus en plus d’incertitudes. Ce qui est certain pourtant c’est que lorsque cette crise sanitaire sera derrière nous, il y aura des enjeux socioéconomiques majeurs. L’insertion des plus fragiles devra être soutenue afin de ne pas creuser davantage le fossé.

Nous entendons parler de ceux que la crise sanitaire aura fait basculer dans la pauvreté ou le chômage. Il faudra bien entendu de nouveaux moyens pour soutenir ces nouvelles personnes.
Néanmoins, il faudra également renforcer les moyens des dispositifs soutenant ceux qui ont déjà basculé. Un nouveau financement ne doit pas se faire en diminuant les moyens des plus démunis.
Au contraire, il faudra renforcer leurs moyens et développer une économie pourvoyeuse d’emplois pour tous les citoyens de la Région de Bruxelles-Capitale.


Tatiana Vanessa Vial Grösser,
Co-directrice de la FeBISP