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SOMMAIRE DE L'INSERTION 90

Le marché de l'emploi bruxellois n'offre toujours pas suffisamment d'emplois pour les travailleurs sans emploi peu qualifiés qui parallèlement sont amenés à devoir toujours plus « se justifier » de leur situation. Non, la formation n'est pas le remède miracle au problème de chômage. Non, il ne suffit pas de diriger les publics ISP vers les fonctions critiques. Le sujet est abordé dans le dossier qui, dans le prolongement de la journée d'étude du 13 octobre « Marché de l'emploi et ISP : quelles équations ? », fait un état des lieux de la situation bruxelloise et nous livre quelques réflexions, nous donnent des pistes d'actions.

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Regardez bien cette « photo de famille »... Elle a été prise le 6 décembre 2011 : jour où Elio Di Rupo et son équipe ont prêté serment devant le roi Albert II ; jour où la Belgique, après plus de 500 jours d'attente, s'est officiellement dotée d'un gouvernement de plein exercice ; et, hasard du calendrier, jour de la Saint-Nicolas...

Si les adultes que nous sommes ne croyons plus en ce grand saint depuis longtemps, il faut bien admettre que le cadeau, encore inaccessible il y a peu, nous a réjouis. Les multiples épisodes du feuilleton - démissions en chaîne des personnalités chargées de former le gouvernement, querelles sur la réforme des institutions, tractations d'apothicaires sur les postes ministériels - nous ont un peu amusés, puis inquiétés mais surtout lassés. Mais un accord de gouvernement n'est pas tout ! Il faut aussi pouvoir le mettre en oeuvre. Et le moins que l'on puisse dire c'est que le gouvernement Elio 1er a du pain sur la planche ! Sans oublier qu'il devra être particulièrement attentif au timing : la législature est bien entamée, il ne reste plus que deux ans et demi pour montrer de quoi les 12 ministres et 6 secrétaires d'État sont capables. L'annonce de coupes dans les dépenses et de nouvelles taxes inquiète. Et les attentes des citoyens sont grandes, confrontés comme partout en Europe et dans le monde, à des difficultés économiques croissantes qui engendrent des réalités sociales de plus en plus dramatiques. Les mesures d'austérité semblent inévitables. Inquiète, l'ISP l'est aussi. Les mesures sur lesquelles le Gouvernement s'est mis d'accord poussent encore un peu plus de monde vers la précarité. Le marché de l'emploi bruxellois n'offre toujours pas suffisamment d'emplois pour les travailleurs sans emploi peu qualifiés qui parallèlement sont amenés à devoir toujours plus « se justifier » de leur situation. Non, la formation n'est pas le remède miracle au problème de chômage. Non, il ne suffit pas de diriger les publics ISP vers les fonctions critiques. Le sujet est abordé dans le dossier qui, dans le prolongement de la journée d'étude du 13 octobre « Marché de l'emploi et ISP : quelles équations ? », fait un état des lieux de la situation bruxelloise et nous livre quelques réflexions, nous donne des pistes d'actions.

On nous annonce la régionalisation de l'emploi. Elle aura certainement un impact important sur les travailleurs sans emploi. Nous étudierons cela de près. Vous découvrirez dans la rubrique « Rencontre » le point de vue du nouveau directeur général d'ACTIRIS, Grégor Chapelle, sur la question.

Alors oui, Cher gouvernement, il faut faire des économies. Mais nous l'espérons, pas à n'importe quel prix ! Pour l'heure, étant à l'aube de l'année 2012, donnons à ce nouveau gouvernement l'occasion de nous montrer ce qu'il a « dans le ventre ». Que dirons-nous dans 100 jours ?